Un freelance malade, c’est un freelance sans revenu. Tu le sais, au fond. C’est peut-être même la peur qui t’empêche de dormir certains soirs. Quand je me suis lancée, c’était mon angoisse numéro un. Je cotisais chaque mois sans savoir ce que ça me garantissait réellement. Pourtant, tu cotises à l’URSSAF. Tu as donc des droits. Le problème : personne ne t’a jamais expliqué lesquels, ni combien tu toucherais réellement.
Ce guide fait le point sur tes droits à l’arrêt maladie en 2026, statut par statut. Tu y trouveras les conditions d’accès, les formules de calcul, des exemples chiffrés, et les solutions concrètes pour combler l’écart entre ce que la Sécu te verse et ce dont tu as besoin pour vivre.
Comme pour la retraite, tes droits maladie dépendent directement de ton statut et de tes revenus déclarés. Si tu veux d’abord comprendre le système de cotisations que tu paies chaque mois, lis notre guide URSSAF en parallèle.
Pourquoi l’arrêt maladie est différent quand tu es freelance
En CDI, ton employeur maintient ton salaire pendant un arrêt maladie (en partie ou en totalité selon la convention collective). La Sécu complète avec des indemnités journalières. Tu ne gères rien, tout est automatique.
En freelance, personne ne maintient ton salaire. Tu n’as pas d’employeur. Tes seules ressources pendant un arrêt : les indemnités journalières de la Sécurité sociale, si tu remplis les conditions. Pas de complément employeur, pas de prévoyance de groupe par défaut.
En freelance, un arrêt maladie signifie zéro revenu d’activité dès le premier jour. Les indemnités journalières ne compensent qu’une fraction de ce que tu gagnes.
Et il y a trois pièges supplémentaires :
- Le délai de carence : les 3 premiers jours ne sont jamais indemnisés (sauf exceptions)
- Le plafond : tes indemnités sont calculées sur un revenu plafonné, pas sur ton chiffre d’affaires réel
- Le seuil minimum : si tes revenus sont trop faibles, tu ne touches rien du tout
Les indemnités journalières selon ton statut en 2026
Selon que tu es micro-entrepreneur, en EURL ou en SASU, les règles changent du tout au tout. Voici le détail. Si tu hésites encore sur ta structure, notre comparatif micro-entreprise ou SASU t’aide à trancher.
Micro-entrepreneur et EI (artisan, commerçant, libéral non réglementé)
Depuis 2019, les professions libérales non réglementées (consultants, développeurs, designers, rédacteurs) relèvent du même régime que les artisans et commerçants pour l’arrêt maladie.
Conditions d’accès :
- Être affilié depuis au moins 12 mois continus
- Avoir un revenu d’activité annuel moyen (RAAM) d’au moins 4 582 € sur les 3 dernières années (soit 10 % de la moyenne du PASS sur trois ans)
- Être à jour de tes cotisations URSSAF
Formule de calcul :
IJ brute = 1/730 × RAAM (plafonné à 1 PASS, soit 48 060 € en 2026)
Pour un micro-entrepreneur, le RAAM se calcule sur le chiffre d’affaires après abattement forfaitaire : 34 % en BNC, 50 % en BIC services, 71 % en BIC vente.
Montants 2026 :
- IJ maximale : 65,84 €/jour brut (environ 61 € net après CSG-CRDS)
- Délai de carence : 3 jours (versement à partir du 4e jour)
- Durée maximale : 360 jours sur 3 ans
Si ton RAAM est inférieur à 4 582 €, tu ne touches aucune indemnité. C’est le cas de beaucoup de micro-entrepreneurs en début d’activité.
EURL (gérant TNS)
Le gérant majoritaire d’EURL est travailleur non salarié. Il relève du même régime que le micro-entrepreneur pour les indemnités journalières, avec les mêmes conditions et les mêmes plafonds.
La différence : le RAAM est calculé sur ta rémunération nette de gérant (pas sur le chiffre d’affaires après abattement), ce qui donne souvent un montant plus élevé pour un CA équivalent.
SASU (président assimilé salarié)
Le président de SASU est affilié au régime général, comme un salarié. Il bénéficie des IJSS du régime salarié, mais uniquement s’il se verse un salaire.
Conditions d’accès :
- Avoir cotisé sur au moins 150 heures au cours des 3 derniers mois, ou sur un salaire d’au moins 1 015 × SMIC horaire (environ 12 200 €) au cours des 6 derniers mois
- Se verser un salaire. Si tu ne te verses que des dividendes, tu n’as droit à aucune indemnité
Formule de calcul :
IJ brute = 50 % du salaire journalier de base (moyenne des salaires bruts des 3 derniers mois ÷ 91,25)
Montants 2026 :
- IJ maximale : 41,95 €/jour brut (plafond abaissé depuis la réforme de 2025)
- Délai de carence : 3 jours
Le président de SASU qui optimise en dividendes et se verse un salaire minimal touche des indemnités dérisoires en cas d’arrêt. C’est le revers de la stratégie d’optimisation.
Tu peux approfondir ce sujet dans notre guide sur le choix entre salaire et dividendes en SASU. Si tu hésites entre les deux structures société, notre comparatif SASU vs EURL détaille aussi les implications sur la protection sociale.
Profession libérale réglementée (CIPAV)
Les professions libérales réglementées affiliées à la CIPAV (architectes, psychologues, ostéopathes) bénéficient d’un régime plus favorable en termes de plafond.
Montants 2026 :
- Plafond de calcul : 3 PASS (144 180 €)
- IJ maximale : 197,51 €/jour brut
- Durée maximale : 90 jours par arrêt (plus courte que le régime TNS)
- Délai de carence : 3 jours
Tu cumules un emploi salarié et une activité freelance
Si tu es salarié et micro-entrepreneur en parallèle, tu peux percevoir des indemnités de tes deux régimes en cas d’arrêt maladie. Tu touches les IJSS du régime général au titre de ton activité salariée, et les IJ TNS au titre de ton activité indépendante, à condition de remplir les critères d’éligibilité propres à chaque caisse.
L’arrêt couvre l’ensemble de tes activités : tu ne peux pas être en arrêt côté salarié et continuer à facturer côté freelance. En pratique, tu envoies un seul arrêt de travail à ta CPAM, qui gère les deux régimes depuis la fusion avec l’ancienne SSI.
Si tu cumules CDI et micro-entreprise, vérifie que ton RAAM indépendant dépasse 4 582 € pour que ton activité freelance génère aussi des indemnités. Notre guide cumul CDI et freelance détaille les implications pratiques de cette double casquette.
Tableau comparatif des indemnités journalières 2026
| Micro / EI / EURL (TNS) | SASU (assimilé salarié) | PL réglementée (CIPAV) | |
|---|---|---|---|
| Base de calcul | 1/730 × RAAM (3 ans) | 50 % du salaire journalier | 1/730 × RAAM (3 ans) |
| Plafond de revenus | 1 PASS (48 060 €) | 1,4 × SMIC mensuel | 3 PASS (144 180 €) |
| IJ maximale brute | 65,84 €/jour | 41,95 €/jour | 197,51 €/jour |
| Seuil minimum | RAAM ≥ 4 582 € | Cotisations sur 150h / 3 mois | RAAM ≥ 4 582 € |
| Carence | 3 jours | 3 jours | 3 jours |
| Durée max | 360 jours / 3 ans | 360 jours / 3 ans | 90 jours / arrêt |
Sources : ameli.fr et service-public.fr, chiffres au 1er janvier 2026.
Combien tu touches concrètement : exemples chiffrés
Les formules, c’est utile. Les chiffres réels, c’est ce qui permet de prendre les bonnes décisions. Voici trois scénarios pour un freelance consultant (BNC) avec 50 000 € de CA annuel qui tombe malade 30 jours.
Scénario 1 : micro-entrepreneur BNC
- CA annuel : 50 000 €
- Revenu après abattement 34 % : 33 000 €
- RAAM (stable sur 3 ans) : 33 000 €
- IJ brute : 33 000 / 730 = 45,21 €/jour
- IJ nette (après 6,7 % de CSG-CRDS) : 42,18 €/jour
- Indemnités sur 30 jours : 27 jours × 42,18 € = 1 138,86 €
Pendant ce temps, le manque à gagner pour un freelance qui facture 300 €/jour : 9 000 € de CA perdu. L’écart est saisissant.
Scénario 2 : président de SASU avec 2 500 € de salaire brut mensuel
- Salaire journalier de base : (2 500 × 3) / 91,25 = 82,19 €
- IJ brute : 50 % × 82,19 = 41,10 €/jour (sous le plafond de 41,95 €)
- IJ nette : 38,35 €/jour
- Indemnités sur 30 jours : 27 × 38,35 = 1 035,45 €
Un mois d’arrêt en freelance, c’est souvent moins de 1 200 € d’indemnités, quel que soit ton statut. Le gap avec ton revenu habituel est massif.
Scénario 3 : président de SASU sans salaire (dividendes uniquement)
- IJ : 0 €
- Indemnités sur 30 jours : 0 €
Aucune couverture maladie si tu ne te verses pas de salaire. Rien. C’est le risque majeur de la stratégie 100 % dividendes en SASU.
Les démarches pour déclarer un arrêt maladie
La procédure est la même quel que soit ton statut :
- Consulte ton médecin qui établit un arrêt de travail et télétransmet les volets à ta CPAM
- Envoie le volet 3 dans les 48 heures à ta caisse primaire d’assurance maladie. Tu n’as pas d’employeur à prévenir, mais le délai reste obligatoire
- Cesse effectivement ton activité : la Sécu peut contrôler. Si tu continues à facturer pendant ton arrêt, tu perds le droit aux indemnités
- Respecte les heures de sortie : 9h-11h et 14h-16h, sauf autorisation de sortie libre de ton médecin
Le versement intervient tous les 14 jours environ, directement sur ton compte bancaire.
Tu peux déclarer et suivre ton arrêt sur ameli.fr. Crée ton compte si ce n’est pas encore fait.
Arrêt longue durée et reprise progressive
Affection de longue durée (ALD) : des règles plus favorables
Si ton arrêt est lié à une affection de longue durée reconnue par la Sécu (cancer, diabète, dépression sévère, etc.), les conditions d’indemnisation s’assouplissent :
- Suppression du délai de carence : tu es indemnisé dès le premier jour d’arrêt
- Durée d’indemnisation étendue : jusqu’à 3 ans, contre 360 jours sur 3 ans pour un arrêt classique
- Prise en charge à 100 % des soins liés à ta pathologie
La reconnaissance en ALD passe par ton médecin traitant, qui établit un protocole de soins validé par la CPAM. Un burn-out sévère diagnostiqué médicalement peut entrer dans le cadre d’une ALD hors liste (ALD 31), à l’appréciation du médecin-conseil de ta caisse.
Le temps partiel thérapeutique : reprendre sans perdre tes indemnités
Après un arrêt, tu peux reprendre ton activité freelance de façon progressive grâce au temps partiel thérapeutique. Tu continues à percevoir une partie de tes IJ tout en facturant à nouveau.
Les conditions pour en bénéficier :
- Ton médecin prescrit une reprise à temps partiel pour raison médicale
- La CPAM doit donner son accord préalable
- Tu dois avoir bénéficié d’un arrêt de travail indemnisé juste avant
Le temps partiel thérapeutique est un levier sous-utilisé par les freelances. Contrairement à un salarié qui négocie un aménagement avec son employeur, tu gères toi-même ton planning de reprise.
Pourquoi le régime obligatoire ne suffit généralement pas
Reprenons notre micro-entrepreneur BNC à 50 000 € de CA. Il touche environ 42 € net par jour d’arrêt. Soit 1 260 € pour un mois complet (carence déduite).
Son revenu mensuel habituel après cotisations : environ 2 500 à 3 000 € net (tu peux vérifier le tien avec notre simulateur de revenus freelance). Le régime obligatoire ne couvre même pas la moitié de ses revenus réels.
Et ce calcul suppose 3 années pleines de cotisations avec un CA stable. En début d’activité ou après une année creuse, le RAAM chute, et les indemnités avec.
Les dépenses qui continuent à courir pendant l’arrêt aggravent la situation :
- Loyer du bureau ou espace de coworking
- Abonnements logiciels
- Assurance RC Pro
- Cotisations URSSAF (qui ne s’interrompent pas automatiquement)
- Mensualités de crédit éventuelles
Le régime obligatoire est un filet de sécurité minimal. Pour la plupart des freelances, il laisse un trou de 50 à 70 % entre les indemnités et le revenu réel.
La prévoyance complémentaire : comment combler le trou
La prévoyance est un contrat d’assurance qui te verse des indemnités supplémentaires en cas d’arrêt maladie, d’invalidité ou de décès. C’est l’équivalent individuel de la prévoyance collective dont bénéficient les salariés.
Ce que couvre un contrat de prévoyance
- Incapacité temporaire : une indemnité journalière complémentaire pendant tes arrêts maladie
- Invalidité : une rente si tu ne peux plus exercer ton activité (partielle ou totale)
- Décès : un capital versé à tes proches
Le contrat le plus utile pour un freelance est la garantie incapacité temporaire, qui complète les IJSS de la Sécu pour se rapprocher de ton revenu réel.
Combien ça coûte
Les tarifs varient selon ton âge, ton niveau de couverture et ton métier. En 2026, voici les ordres de grandeur :
- 30-35 ans : 40 à 70 €/mois pour couvrir 80 % du revenu
- 35-45 ans : 60 à 120 €/mois
- 45 ans et plus : 100 à 200 €/mois
Le tarif dépend aussi du délai de franchise (la période avant le début du versement des indemnités complémentaires). Plus le délai est long (30, 60 ou 90 jours), moins ta cotisation est élevée.
La cotisation de prévoyance est déductible de ton résultat imposable si tu es en société (SASU, EURL) ou en EI au réel, dans le cadre de la loi Madelin. Un point important à intégrer dans ta stratégie de charges déductibles.
Comment choisir son contrat
Quatre critères à vérifier avant de signer :
- Le montant de l’indemnité journalière : vise 60 à 80 % de ton revenu net habituel (IJSS + prévoyance cumulées)
- Le délai de franchise : 30 jours est le standard. 15 jours coûte plus cher mais protège mieux. 90 jours convient si tu as une trésorerie solide
- La définition de l’incapacité : certains contrats n’indemnisent que si tu ne peux exercer aucun métier (incapacité fonctionnelle). Préfère ceux qui indemnisent quand tu ne peux plus exercer ton métier spécifique (incapacité professionnelle)
- Les exclusions : vérifie que les pathologies dorsales, psychologiques (burn-out) et les sports que tu pratiques ne sont pas exclus
J’ai moi-même attendu presque un an avant de souscrire une prévoyance. Avec le recul, c’était un an de trop. Si tu cherches une couverture pensée pour les indépendants, StelloAvantage partenaire15 € offerts avec le codeC0D24B01 centralise RC Pro, mutuelle et prévoyance sur une seule plateforme, avec des contrats sans engagement. Les autres acteurs bien positionnés en 2026 : Abeille, April, SwissLife et Alan.
La GSC : une assurance perte d’emploi, pas une prévoyance maladie
La GSC (Garantie Sociale des Chefs d’entreprise) est souvent citée dans les articles sur la protection sociale des indépendants. Attention : elle ne couvre pas la maladie. C’est une assurance chômage privée pour les dirigeants mandataires sociaux (SASU, EURL) en cas de perte involontaire de leur mandat.
Elle peut avoir du sens si tu diriges une société et que tu veux te protéger en cas de liquidation. Mais elle ne remplace en aucun cas une prévoyance maladie. Les micro-entrepreneurs et les professions libérales en nom propre n’y sont pas éligibles.
Ta checklist arrêt maladie en freelance
- Vérifie ton éligibilité : 12 mois d’affiliation minimum et un RAAM supérieur à 4 582 €
- Simule tes indemnités sur mon-entreprise.urssaf.fr pour connaître ton montant exact
- Constitue un fonds d’urgence : 3 mois de charges fixes minimum pour absorber le choc d’un arrêt
- Souscris une prévoyance adaptée à ton statut et à ton niveau de revenu
- Déduis ta prévoyance de ton résultat imposable (Madelin ou charges de société)
- Garde tes justificatifs : relève ton RAAM chaque année sur ton espace ameli.fr
La meilleure protection contre l’arrêt maladie, c’est de l’anticiper quand tout va bien. Pas quand le médecin te tend l’ordonnance.
Questions fréquentes
Combien de temps dure le délai de carence pour un freelance en arrêt maladie ? +
Le délai de carence est de 3 jours quel que soit ton statut (micro-entrepreneur, EURL, SASU). Tu es indemnisé à partir du 4e jour d'arrêt. Ce délai s'applique à chaque nouvel arrêt, sauf si tu reprends un arrêt interrompu depuis moins de 48 heures.
Un micro-entrepreneur en début d'activité a-t-il droit aux indemnités journalières ? +
Il faut justifier d'au moins 12 mois d'affiliation continue et d'un revenu d'activité annuel moyen (RAAM) d'au moins 4 582 € sur les 3 dernières années (en 2026). En première année d'activité, tu n'y as donc pas droit. C'est d'autant plus important de constituer une épargne de précaution avant de te lancer.
La prévoyance est-elle déductible des impôts pour un freelance ? +
Oui, si tu es en société (SASU, EURL) ou en entreprise individuelle au régime réel. Les cotisations de prévoyance Madelin sont déductibles de ton bénéfice imposable, dans la limite d'un plafond fiscal. En micro-entreprise, elles ne sont pas déductibles car tu bénéficies déjà de l'abattement forfaitaire.
Que se passe-t-il si je continue à travailler pendant mon arrêt maladie ? +
Tu perds le droit à tes indemnités journalières. La CPAM peut contrôler et exiger le remboursement des sommes versées. L'arrêt de travail implique la cessation totale de ton activité professionnelle pendant toute sa durée.
Un président de SASU qui se verse uniquement des dividendes est-il couvert en cas de maladie ? +
Non. Les dividendes ne génèrent pas de cotisations maladie ouvrant droit aux IJSS. Sans salaire, tu n'as droit à aucune indemnité journalière en cas d'arrêt maladie. C'est le risque principal de la stratégie 100 % dividendes en SASU.
Les indemnités journalières maladie sont-elles imposables pour un freelance ? +
Cela dépend de ton régime fiscal. En micro-entreprise, les IJ maladie ne sont pas à intégrer dans ton chiffre d'affaires déclaré (elles n'entrent pas dans le calcul du bénéfice micro). En régime réel (EI, EURL), elles sont à inclure dans ton bénéfice imposable (BIC ou BNC). Pour un président de SASU, elles sont imposées dans la catégorie traitements et salaires. Dans tous les cas, la CSG-CRDS (6,7 %) est déjà prélevée à la source par la CPAM.
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