Paramètres du poste salarié
Le brut annuel que le client verserait au salarié
Varie selon la convention collective et le statut cadre
Bureau, matériel, management, RH, tickets resto, mutuelle
Jours de RTT par an (cadre au forfait jours = ~8-10 selon l'année)
Estimation absences maladie courte durée (moyenne nationale : ~20 j/an toutes causes)
Estimation moyenne des jours de formation par an
Ton tarif freelance
Le tarif journalier que tu factures à ce client
Combien de jours le client a besoin de toi par an
Comparaison sur 212 jours de mission
Comment on calcule le coût réel d'un salarié
Quand un client te dit "mais un développeur à 50k brut, ça me coûte moins cher que ton TJM", il oublie une bonne partie de l'addition. Voici les 3 étapes que ce simulateur applique pour révéler le vrai coût.
Étape 1 - Le super-brut (charges patronales)
Au salaire brut, l'employeur ajoute entre 35% et 50% de charges patronales selon le profil. Pour un cadre IT ou conseil (convention Syntec), c'est environ 45%. Un brut de 55 000 € devient un super-brut de 79 750 €.
Super-brut = brut annuel × (1 + taux charges patronales)
Exemple : 55 000 × (1 + 45%) = 79 750 €
Étape 2 - Les frais indirects (les coûts cachés)
Un salarié, ce n'est pas juste un salaire. Il faut un bureau (ou un laptop), des licences, un manager qui l'encadre, un process RH pour le recruter et le garder, la mutuelle obligatoire, les tickets restaurant... En moyenne, on estime ces frais à 15% du brut pour une PME, jusqu'à 25-30% dans un grand groupe.
Coût total = super-brut + (brut × % frais indirects)
Exemple : 79 750 + (55 000 × 15%) = 88 000 €/an
Étape 3 - Ramener au coût journalier
Un salarié à temps plein a environ 228 jours ouvrés par an (52×5 - 25 CP - 7 fériés). Mais il n'est pas productif tous ces jours : il faut retirer les RTT, l'absentéisme moyen et les jours de formation. On tombe à environ 212 jours productifs.
Coût journalier = coût total annuel ÷ jours productifs
Exemple : 88 000 ÷ 212 = 415 €/jour
Comment utiliser ces chiffres face à ton client
- "Un salarié à 55 000 € brut vous coûte en réalité 415 €/jour productif" - c'est souvent une surprise pour le client qui ne raisonne qu'en salaire brut. Le bon point de comparaison de ton TJM, ce n'est pas le brut, c'est ce coût-là.
- "Mon TJM ne génère aucun coût caché" - pas de charges patronales, pas de bureau, pas de management, pas de mutuelle, pas de prud'hommes en cas de séparation. Tout est inclus, rien à provisionner.
- "Vous ne payez que les jours où je produis" - pas de RTT, pas de maladie, pas de formation employeur, pas de réunions inutiles. Chaque euro va dans le livrable.
- "Vous gardez la flexibilité de ne pas renouveler" - un CDI vous engage sur 212 jours productifs par an minimum, plus une procédure de rupture si le besoin change. Avec un freelance, le risque s'arrête à la fin de la mission.
Et si mon TJM est plus élevé que le coût journalier du salarié ?
Ça arrive souvent, surtout face à des PME qui ont peu de frais indirects ou qui sous-paient leurs salariés. Si tu joues avec les curseurs et que ton TJM ressort plus cher au jour productif, ne panique pas : c'est normal et ça reste défendable.
Le client ne paie pas seulement ton temps, il paie aussi :
- L'expertise immédiate - pas de période d'apprentissage, pas de montée en compétences à financer.
- L'absence d'engagement - une mission peut s'arrêter du jour au lendemain. Un CDI, c'est minimum trois mois de procédure et indemnités.
- Le risque transféré - maladie, démotivation, désaccords : c'est ton problème, pas celui du client.
- La spécialisation pointue - un freelance vit de sa veille technique. Un salarié ne peut pas y consacrer autant de temps.
À l'inverse, face à un grand groupe avec 25-30% de frais indirects et une convention Syntec cadre confirmé, le coût journalier salarié dépasse souvent 500-600 €. Ton TJM est alors compétitif au jour productif - et tous les arguments ci-dessus s'ajoutent en bonus.
Limites du simulateur
Les taux de charges patronales sont des estimations moyennes. Ils varient selon la convention collective, les avantages (intéressement, plan épargne, prévoyance renforcée) et le niveau de rémunération. De même, les frais indirects dépendent fortement de la taille et du secteur de l'entreprise. Ajuste les curseurs pour coller à la réalité de ton client.
La comparaison "économie/surcoût" est calculée à périmètre identique : on compare le coût d'un salarié au prorata des jours de mission avec ton coût freelance sur ces mêmes jours. C'est la seule comparaison honnête. Si le client a un besoin plein temps, refais la comparaison avec un nombre de jours équivalent à un temps plein (~210 jours productifs).
Questions fréquentes
Pourquoi un salarié coûte beaucoup plus que son salaire brut ? +
Trois couches s'ajoutent au brut affiché sur le contrat. D'abord les charges patronales (35-50% du brut selon le statut et la convention), qui financent la sécurité sociale, la retraite, le chômage, les accidents du travail. Ensuite les frais indirects (15-30% du brut) : bureau ou laptop, licences logicielles, mutuelle, tickets restaurant, manager qui l'encadre, RH qui le recrute et le suit. Enfin, le salarié n'est productif qu'environ 212 jours par an : il faut donc rapporter le coût total à ces jours-là, pas aux 365 jours de l'année.
Quel taux de charges patronales utiliser pour un cadre IT ou conseil ? +
Pour un cadre en convention Syntec (la plus courante en IT/conseil), compte environ 45% de charges patronales. Pour un cadre supérieur ou avec des avantages renforcés (intéressement, plan épargne entreprise, prévoyance haut de gamme), ça monte facilement à 47-50%. Pour un non-cadre ou un poste moins rémunéré, c'est plutôt 38-42% car certaines cotisations sont plafonnées.
Que représentent les frais indirects employeur ? +
Tout ce que l'entreprise dépense pour qu'un salarié puisse travailler, en plus du salaire et des charges. Concrètement : poste de travail (bureau, écran, laptop), licences logicielles, abonnements (formation, presse pro), mutuelle obligatoire (50% pris en charge), tickets restaurant, prévoyance, taxe d'apprentissage, formation continue, médecine du travail, temps de management, processus RH (recrutement, paie, entretiens). En PME on tourne à 10-15%, dans un grand groupe avec avantages premium on dépasse 25-30%.
Pourquoi seulement 212 jours productifs par an ? +
Sur 365 jours, on retire les week-ends (104), les congés payés (25), les jours fériés tombant en semaine (~7-8), ce qui donne 228 jours ouvrés. Puis on déduit les jours non productifs : RTT (~8 pour un cadre au forfait jours), absentéisme maladie (5-15 jours selon le secteur, moyenne nationale autour de 20 toutes causes confondues), formation employeur (3-5 jours). Résultat : autour de 200-215 jours réellement productifs. Le simulateur applique 212 par défaut.
Mon TJM est plus élevé que le coût journalier du salarié, c'est gênant ? +
Non, et c'est même fréquent face à des PME ou des postes peu rémunérés. Au jour productif, le freelance peut coûter plus cher, mais le client paie aussi : l'expertise immédiate (pas de période d'apprentissage), l'absence d'engagement (rupture immédiate sans procédure), le risque transféré (maladie, démotivation), la spécialisation pointue. Et face à un grand groupe avec frais indirects élevés (25-30%) et convention Syntec cadre confirmé, le coût journalier salarié dépasse souvent 500-600 €, ton TJM redevient compétitif au jour près.
Le simulateur prend-il en compte les coûts d'embauche et de séparation ? +
Non. Il calcule le coût récurrent d'un salarié déjà en poste. Mais en réalité, embaucher un CDI coûte cher avant même qu'il commence : annonce, cabinet de recrutement (15-25% du salaire annuel), entretiens, période d'essai non productive, onboarding. Et si la séparation se passe mal : indemnités de licenciement, préavis payé, parfois prud'hommes. Tous ces coûts disparaissent avec un freelance. C'est un argument supplémentaire à mettre dans la balance, mais hors périmètre du simulateur.