La proposition commerciale en freelance : modèle gratuit et guide pour convaincre (2026)

Tu envoies des devis secs et tu attends ? La proposition commerciale est le document stratégique qui convainc ton prospect avant toute signature. Structure, modèle gratuit et conseils de conversion.

La proposition commerciale en freelance : modèle gratuit et guide pour convaincre (2026)

Tu envoies un devis après chaque appel découverte, et une fois sur deux, le prospect disparaît ? Le problème n’est peut-être pas ton tarif. C’est ce qui manque entre ton premier échange et le devis : une proposition commerciale.

La propale, c’est le document qui pose le cadre, reformule le besoin de ton prospect avec ses mots et démontre que tu es la bonne personne pour résoudre son problème. Sans elle, ton devis arrive comme une facture froide. Avec elle, ton tarif prend du sens parce qu’il est entouré de contexte, de méthodologie et de preuves.

Dans ce guide, on détaille la structure complète d’une proposition commerciale efficace, section par section. Tu trouveras un modèle prêt à copier, les erreurs qui plombent le taux de conversion et la méthode pour relancer après l’envoi sans passer pour un vendeur de tapis.

Propale, devis, contrat : trois documents à ne pas confondre

Beaucoup de freelances utilisent ces termes de façon interchangeable. C’est une erreur qui brouille le processus commercial et crée de la confusion côté client.

La proposition commerciale (propale)

La proposition commerciale est un document stratégique. Son objectif : convaincre. Elle reformule le besoin du prospect, présente ta solution, détaille ta méthodologie et justifie ton tarif dans un contexte global. C’est un argumentaire structuré, pas un simple chiffrage.

La propale répond à la question “pourquoi toi ?”. Le devis répond à la question “combien ?”. Le contrat répond à la question “à quelles conditions ?”.

Le devis

Le devis freelance est un document comptable et commercial. Il liste les prestations, les quantités, les prix unitaires et le montant total. Il a une valeur contractuelle une fois signé par le client. Mais il ne contient ni analyse du besoin, ni méthodologie, ni preuve sociale. C’est un outil de chiffrage, pas de conviction.

Le contrat de mission

Le contrat de mission est un document juridique. Il formalise les droits et obligations de chaque partie : périmètre, livrables, délais, conditions de paiement, clauses de résiliation, propriété intellectuelle. Il protège. Il n’a pas vocation à convaincre.

Dans quel ordre les utiliser

Le parcours logique pour une mission à enjeu :

  1. Appel découverte : tu comprends le besoin (aide-toi des 25 questions à poser à un prospect)
  2. Proposition commerciale : tu démontres que tu as compris le problème et que tu as la solution
  3. Devis : tu formalises le chiffrage une fois la propale validée
  4. Contrat de mission : tu sécurises juridiquement la collaboration

Pour les petites missions (moins de 2 000 €, périmètre clair, client récurrent), un devis bien rédigé suffit souvent. La propale se justifie quand il faut convaincre.

Quand rédiger une proposition commerciale (et quand s’en passer)

Rédiger une propale prend du temps. Entre 2 et 4 heures pour un document soigné. Ce n’est pas rentable de le faire pour chaque demande entrante.

Les situations où la propale est indispensable

  • Mission complexe ou multi-phases : le prospect a besoin de comprendre ta démarche avant de s’engager
  • Client grand compte : le décisionnaire n’est pas forcément ton interlocuteur direct, la propale circule en interne
  • Montant élevé (au-delà de 5 000 €) : plus l’investissement est important, plus le prospect a besoin d’être rassuré
  • Mise en concurrence : quand tu sais que d’autres freelances ou agences sont consultés
  • Premier client dans un nouveau secteur : ta propale compense le manque de références spécifiques

Les situations où tu peux t’en passer

  • Client récurrent qui te connaît déjà : un devis et un échange oral suffisent
  • Mission simple et bien cadrée : une journée de conseil, un audit ponctuel
  • Recommandation forte : le prospect est déjà convaincu, il lui faut juste un chiffrage
  • Tarif à la journée sur une régie : le format TJM ne nécessite pas de propale (un devis au TJM fait l’affaire)

Si ton prospect doit “en parler à son équipe” ou “faire valider en interne”, tu as besoin d’une propale. Ton interlocuteur va plaider ta cause avec ton document sous les yeux.

Que préparer avant de rédiger ta propale

Une propale bâclée se repère immédiatement. Dans la majorité des cas, le problème ne vient pas de la rédaction, mais du travail en amont. Tu dois collecter et structurer les bonnes informations avant d’ouvrir ton document.

Exploiter les notes de ton appel découverte

Ton appel découverte est la matière première de ta propale. Si tu as posé les bonnes questions à ton prospect, tu as déjà l’essentiel :

  • Le problème exprimé : les mots exacts utilisés par le prospect pour décrire sa situation
  • Les enjeux business : chiffre d’affaires impacté, temps perdu, opportunités manquées
  • Le budget évoqué : même approximatif, il oriente le format de ta proposition
  • Le processus de décision : qui valide, en combien de temps, avec quels critères
  • Les tentatives passées : ce qui a déjà été essayé et pourquoi ça n’a pas marché

Prends des notes structurées pendant l’appel, pas après. Tu oublieras les formulations exactes du prospect, et ce sont elles qui font la différence dans la section “Reformulation du besoin”.

Faire tes recherches sur le prospect

Avant de rédiger, consacre 15 à 30 minutes à creuser le contexte de ton prospect :

  • Son site web et ses réseaux sociaux : comprendre son positionnement, son ton, ses clients
  • Son secteur : identifier les tendances et les contraintes spécifiques
  • Ses concurrents : repérer ce qu’ils font mieux ou différemment (ça nourrit ta section “Solution”)
  • L’actualité de son entreprise : une levée de fonds, un lancement produit, une restructuration, ça change l’angle de ta propale

Plus tu montres que tu connais l’univers de ton prospect, plus ta propale se démarque d’un document générique. Les prospects comparent. Celui qui a fait ses devoirs gagne.

Structurer avant d’écrire

Ne commence pas par la page de couverture. Commence par un brouillon en 3 points :

  1. Le problème : en une phrase, quel est le problème principal du prospect ?
  2. Ta solution : en une phrase, comment tu le résous ?
  3. Le résultat attendu : en une phrase, qu’est-ce que le prospect obtient concrètement ?

Si tu ne peux pas répondre clairement à ces trois questions, c’est que tu n’as pas assez d’informations. Recontacte le prospect pour clarifier avant de rédiger.

Les 8 sections d’une proposition commerciale qui convertit

Une propale efficace suit une progression logique. Chaque section a un rôle précis.

1. Page de couverture

La première impression compte. Ta couverture doit contenir :

  • Le titre de la mission (orienté résultat, pas technique)
  • Le nom et le logo de ton client (ça montre que c’est sur mesure)
  • Ton nom, ton titre et tes coordonnées
  • La date

Un bon titre : “Refondre votre site e-commerce pour augmenter le taux de conversion de 30 %”. Un mauvais titre : “Proposition de refonte du site web”.

2. Reformulation du besoin client

C’est la section la plus importante. Tu prouves que tu as écouté et compris le problème. Reprends les mots exacts de ton prospect. Cite les chiffres qu’il t’a donnés. Mentionne les enjeux business derrière la demande technique.

Cette section répond à une question implicite du prospect : “Est-ce que ce freelance a vraiment compris mon problème ?”

Si tu reformules bien, le prospect se dit “oui, c’est exactement ça”. Et la confiance s’installe avant même de parler solution.

Ne commence jamais par ta solution. Commence par le problème de ton client. Un prospect qui se sent compris est un prospect qui écoute la suite.

3. Solution proposée

Maintenant que le problème est posé, tu présentes ton approche. Pas une liste de tâches, mais une vision. Explique :

  • Ce que tu vas faire et pourquoi cette approche (pas une autre)
  • Les résultats attendus en termes concrets pour le client
  • Ce qui est inclus et ce qui ne l’est pas (poser les limites évite le scope creep)

Utilise le vocabulaire de ton client, pas ton jargon technique. “Automatiser le reporting mensuel pour libérer 2 jours par mois à ton équipe” parle plus que “implémenter un pipeline ETL avec orchestration Airflow”.

4. Méthodologie et déroulement

Détaille les étapes de ta prestation. Cette section rassure sur ta capacité à livrer. Structure en phases claires :

  • Phase 1 - Audit (semaine 1-2) : ce que tu analyses, comment, quels livrables intermédiaires
  • Phase 2 - Conception (semaine 3-4) : les ateliers, les validations, les itérations
  • Phase 3 - Production (semaine 5-8) : le travail concret, les points de suivi, les jalons

Pour chaque phase, précise :

  • La durée estimée
  • Les livrables produits
  • Les éventuelles dépendances côté client (accès, validations, contenus à fournir)

Un planning clair rassure ton prospect sur le fait que tu maîtrises le sujet. Les clients n’achètent pas des compétences, ils achètent de la prévisibilité.

5. Livrables concrets

Liste chaque livrable de façon précise. “Livraison d’un site web” est trop vague. “Site de 12 pages, responsive, optimisé pour le SEO, avec un formulaire de contact connecté à votre CRM” est concret.

Pour chaque livrable, indique :

  • Le format de livraison (fichier source, accès plateforme, document PDF)
  • Les critères d’acceptation (comment le client saura que c’est “fini”)
  • Le nombre de révisions incluses

6. Preuves sociales et références

Le prospect a un doute : “Ce freelance peut-il tenir ses promesses ?”. Cette section le lève.

Inclus 2 à 3 éléments parmi :

  • Témoignages clients : une citation courte avec le nom, le poste et l’entreprise
  • Études de cas : “Pour [entreprise similaire], j’ai obtenu [résultat mesurable] en [durée]”
  • Logos clients : si tu as travaillé pour des marques reconnues
  • Chiffres clés : nombre d’années d’expérience, nombre de projets similaires réalisés

Choisis les références les plus proches du secteur ou du problème de ton prospect. Une étude de cas dans la grande distribution n’impressionnera pas un directeur marketing d’une startup SaaS.

7. Investissement et conditions tarifaires

On en parle en détail dans la section suivante. Retiens l’essentiel : ton tarif ne doit jamais apparaître seul, hors contexte. Il arrive après la reformulation du besoin, la solution, la méthodologie et les preuves. À ce stade, le prospect comprend ce qu’il achète.

8. Prochaines étapes et validité

Termine par un appel à l’action clair :

  • “Cette proposition est valable 30 jours”
  • “Pour démarrer, il suffit de signer ce document et de régler l’acompte de 30 %”
  • “Je suis disponible pour en discuter par téléphone mardi ou jeudi”

Ne laisse pas le prospect dans le flou sur ce qu’il doit faire ensuite.

Modèle de proposition commerciale freelance à copier

Voici un template que tu peux adapter à ton activité. Copie-le dans un Google Docs ou un outil de proposition (Notion, PandaDoc, Qwilr) et personnalise chaque section.


[TON NOM / NOM DE TON ACTIVITÉ]

Proposition : [Titre orienté résultat pour le client]

Préparée pour [Nom du prospect] - [Nom de l’entreprise]

Date : [JJ/MM/AAAA]


1 - Contexte et enjeux

Lors de notre échange du [date], tu m’as partagé les enjeux suivants :

  • [Enjeu 1 reformulé avec les mots du prospect]
  • [Enjeu 2]
  • [Conséquence business chiffrée si rien n’est fait : X € de manque à gagner / Y heures perdues par mois]

2 - Approche proposée

Pour répondre à ces enjeux, je propose [description de l’approche en 2-3 phrases orientées résultat].

Cette approche se distingue de [alternative que le prospect pourrait envisager] par [avantage différenciant].

3 - Déroulement de la mission

PhaseDuréeLivrablesDépendances client
Audit et diagnostic[X] joursRapport d’audit, recommandations prioriséesAccès à [données/outils]
Conception et cadrage[X] jours[Livrables phase 2]Validation des orientations
Production et livraison[X] jours[Livrables finaux]Retours sous [X] jours ouvrés
Suivi post-livraison[X] jours[Support, ajustements]-

4 - Livrables détaillés

  • [Livrable 1] : [description précise, format, critères d’acceptation]
  • [Livrable 2] : [idem]
  • [Livrable 3] : [idem]

Nombre de révisions incluses : [X] par livrable.

5 - Références

[Nom du client] - [Secteur] : “[Témoignage court ou résultat obtenu]”

[Logo client 2] - [Description courte du projet et résultat mesurable]

6 - Investissement

PrestationDétailMontant HT
[Phase 1][X] jours à [TJM] €[Total] €
[Phase 2][X] jours à [TJM] €[Total] €
[Phase 3]Forfait[Total] €
Total[Total] € HT

Conditions de paiement : acompte de 30 % à la signature, solde à la livraison (ou [échelonnement]).

TVA applicable : [taux ou “non applicable, art. 293 B du CGI” si micro].

7 - Prochaines étapes

  1. Validation de cette proposition (retour attendu avant le [date])
  2. Signature du [devis / contrat de mission]
  3. Versement de l’acompte
  4. Démarrage de la mission le [date estimée]

Cette proposition est valable 30 jours à compter de sa date d’émission.


[Tes coordonnées complètes : nom, SIRET, adresse, email, téléphone]


Adapte ce modèle à ton secteur. Un consultant en stratégie développera la section “Approche”. Un designer insérera des maquettes dans la section “Livrables”. Un développeur détaillera les spécifications techniques dans le “Déroulement”. Pour la section Investissement, appuie-toi sur un TJM bien calibré afin de proposer un tarif cohérent avec tes charges et ta valeur.

Comment présenter ton tarif sans qu’il devienne le seul critère

Le prix est le premier réflexe de comparaison d’un prospect. Ta propale doit faire en sorte qu’il ne soit pas le seul.

Place le tarif après la valeur

C’est la règle d’or. Ton prix arrive en section 6 ou 7, après que le prospect a lu :

  • La reformulation de son problème (il se sent compris)
  • Ta solution (il voit comment tu vas l’aider)
  • Ta méthodologie (il est rassuré sur l’exécution)
  • Tes références (il te fait confiance)

À ce stade, le tarif n’est plus un chiffre abstrait. C’est l’investissement pour obtenir un résultat qu’il désire.

Propose des options

Quand c’est pertinent, propose 2 ou 3 niveaux de prestation. Par exemple :

  • Essentiel : audit + recommandations (2 500 € HT)
  • Standard : audit + recommandations + implémentation (5 000 € HT)
  • Premium : audit + recommandations + implémentation + suivi 3 mois (7 500 € HT)

Cette technique (appelée “anchoring” en négociation) oriente naturellement le prospect vers l’option du milieu. Elle lui donne aussi le sentiment de choisir plutôt que de subir un tarif unique.

Ne propose pas plus de 3 options. Au-delà, le prospect est paralysé par le choix et reporte sa décision.

Chiffre le coût de l’inaction

Si ton prospect ne fait rien, combien ça lui coûte ? Calcule le manque à gagner, les heures perdues, le coût d’opportunité. “Chaque mois sans refonte de votre tunnel de vente vous coûte environ 8 000 € de chiffre d’affaires non capté” met ton tarif de 5 000 € en perspective.

Détaille le tarif pour éviter l’effet “prix global”

Un montant global de 8 000 € fait peur. Le même montant décomposé en phases de 2 000 € + 3 500 € + 2 500 € paraît plus digeste. Le détail montre aussi que chaque euro est affecté à une prestation concrète.

Les 6 erreurs qui plombent tes propales

1. Copier-coller la même propale pour chaque prospect

Un prospect repère immédiatement un document générique. La section “Contexte et enjeux” doit reprendre ses mots, ses chiffres, son secteur. Si ta propale pourrait convenir à n’importe quel client, elle ne convaincra personne.

2. Lister des fonctionnalités au lieu de bénéfices

“Développement d’une API REST avec authentification OAuth2” ne parle qu’à un développeur. “Connexion sécurisée entre votre CRM et votre site pour automatiser le suivi client” parle à un dirigeant. Traduis chaque fonctionnalité en bénéfice business.

3. Envoyer le tarif sans contexte

Un tarif seul invite à la comparaison directe avec le concurrent le moins cher. Entouré de la reformulation du besoin, de la méthodologie et des résultats attendus, il devient un investissement justifié.

4. Rédiger un roman de 20 pages

La longueur idéale d’une propale freelance se situe entre 4 et 8 pages. Au-delà, le prospect ne lit pas tout. Chaque phrase doit apporter de la valeur. Si une section n’aide pas le prospect à dire oui, supprime-la.

Une propale concise montre que tu respectes le temps de ton prospect. C’est déjà un signal de professionnalisme.

5. Oublier l’appel à l’action

Tu termines par “N’hésitez pas à revenir vers moi” ? C’est la version polie de “fais ce que tu veux”. Propose une date de rendez-vous, un bouton de signature ou une deadline de validité. Le prospect a besoin d’une impulsion pour passer à l’étape suivante.

6. Ne pas envoyer de propale du tout

Le piège le plus fréquent. Tu fais un super appel découverte, le prospect est enthousiaste, tu envoies un devis le soir même. Mais entre l’appel et le devis, la flamme retombe. La propale maintient la dynamique et cristallise la valeur perçue.

Forme et design : PDF, email ou outil dédié ?

Le fond de ta propale est crucial, mais la forme influence aussi la perception.

Le format PDF : le standard fiable

Le PDF reste le format le plus professionnel pour une proposition commerciale. Il s’affiche de la même façon sur tous les appareils, il est facile à partager en interne et il peut être signé électroniquement. Crée-le avec Google Docs, Notion ou Canva si tu veux soigner le design.

L’email long : à éviter

Envoyer ta proposition dans le corps d’un email est tentant (moins de travail), mais c’est une erreur. Un email se noie dans la boîte de réception. Il est difficile à faire circuler en interne. Il n’a pas l’impact visuel d’un document structuré.

L’email doit servir de courrier d’accompagnement : 3 à 5 lignes pour rappeler le contexte, mentionner les points clés et joindre la propale en PDF.

Les outils dédiés : pour les gros volumes

Des plateformes comme PandaDoc, Qwilr ou Proposify permettent de créer des propales interactives avec suivi de lecture, signature électronique et analytics. Elles sont utiles si tu envoies plus de 5 propales par mois. Pour un freelance qui en envoie 2 à 3 par mois, un template Google Docs ou Notion bien conçu fait le travail.

Le mail d’accompagnement : ne le néglige pas

Le mail qui accompagne ta propale est ton premier point de contact écrit après l’appel. Il doit donner envie d’ouvrir le PDF, pas résumer tout le document.

Structure en 3 à 5 lignes maximum :

  • Ligne 1 : rappel du contexte (“Suite à notre échange de mardi sur [sujet]”)
  • Ligne 2 : ce que contient le document (“Tu trouveras en pièce jointe ma proposition détaillée avec la méthodologie, le planning et l’investissement”)
  • Ligne 3 : un point d’accroche (“J’ai particulièrement travaillé la section [X] parce que [raison liée à son besoin]”)
  • Ligne 4 : appel à l’action (“Je suis disponible jeudi ou vendredi pour en discuter de vive voix”)

Évite les formules creuses comme “n’hésite pas à me contacter” ou “je reste à ta disposition”. Propose une action concrète avec une date.

Le mail d’accompagnement ne remplace pas la propale. Il crée l’urgence de l’ouvrir. Si le prospect peut comprendre ta proposition sans ouvrir le PDF, ton mail en dit trop.

Conseils de design

  • Utilise ta charte graphique : couleurs, typo, logo. La propale est un reflet de ton professionnalisme.
  • Aère la mise en page : marges généreuses, interlignes confortables, espaces entre les sections.
  • Mets en gras les chiffres clés et les résultats attendus.
  • Ajoute des visuels si pertinent : schéma de ton processus, capture d’écran, maquette.

Relancer après l’envoi sans être lourd

Tu as envoyé ta propale. Le silence commence. C’est normal. Ne te précipite pas, ne bombarde pas d’emails. Mais ne reste pas passif non plus.

Le timing idéal

  • J+1 après l’envoi : un message court pour confirmer la réception. “Je t’ai envoyé la proposition hier, n’hésite pas si tu as des questions.”
  • J+3 à J+5 : une relance de fond. Pose une question spécifique : “As-tu pu regarder la section méthodologie ? Je peux ajuster le planning si besoin.”
  • J+10 à J+14 : dernière relance. Mentionne la date de validité : “La proposition expire le [date]. Si le timing ne convient pas, on peut en rediscuter.”

Ce qu’il faut éviter

  • Relancer tous les jours
  • Demander “Alors, tu as pris ta décision ?” (pression inutile)
  • Baisser ton tarif spontanément en relance (“Je peux faire un effort sur le prix” sans qu’on te l’ait demandé est un aveu de faiblesse)

Quand passer à autre chose

Si après 2 relances espacées tu n’as pas de réponse, envoie un dernier message de clôture : “Je comprends que ce n’est peut-être pas le bon moment. Je reste disponible si le projet revient à l’ordre du jour.” Puis passe à autre chose. Un prospect qui ne répond pas après 3 relances a pris sa décision.

Environ 25 à 40 % des propositions commerciales B2B aboutissent à une signature (source : études HubSpot, 2025). Si ton taux est bien en dessous, le problème est peut-être dans la propale elle-même, pas dans la relance.

Ta checklist avant d’envoyer ta proposition commerciale

La proposition commerciale n’est pas un luxe réservé aux agences ou aux cabinets de conseil. C’est un outil de conversion qui fait la différence entre un freelance qui envoie des devis dans le vide et un freelance qui signe ses missions.

Voici ta checklist avant chaque envoi :

  • Tu as reformulé le besoin avec les mots du prospect
  • Ta solution est orientée résultats, pas fonctionnalités
  • Ta méthodologie est claire et phasée
  • Tes livrables sont concrets et mesurables
  • Tu as inclus au moins 2 preuves sociales
  • Ton tarif arrive après la démonstration de valeur
  • Tes prochaines étapes sont explicites
  • Le document fait entre 4 et 8 pages, pas plus

Chaque propale bien rédigée renforce ta posture de professionnel et ta capacité à fidéliser tes clients sur le long terme. Ce n’est pas juste un document commercial. C’est la première impression de ta façon de travailler.

FAQ

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une proposition commerciale et un devis ? +

La proposition commerciale est un document stratégique qui reformule le besoin du client, présente ta solution, ta méthodologie et tes références. Le devis est un document comptable qui liste les prestations et les prix. La propale convainc, le devis chiffre. Dans la pratique, la propale précède le devis pour les missions à enjeu (plus de 5 000 €, mise en concurrence, client grand compte).

Combien de pages doit faire une proposition commerciale freelance ? +

Entre 4 et 8 pages pour un freelance solo. C'est suffisant pour couvrir le contexte, la solution, la méthodologie, les livrables, les références et le tarif. Au-delà de 10 pages, tu risques de perdre l'attention du prospect. Pour une mission simple, 4 pages suffisent. Pour un projet complexe multi-phases, tu peux aller jusqu'à 8.

Faut-il toujours envoyer une proposition commerciale en freelance ? +

Non. Pour les missions simples (moins de 2 000 €), les clients récurrents ou les recommandations fortes, un devis bien rédigé suffit. La propale est pertinente quand tu dois convaincre : mission complexe, client qui te découvre, montant élevé, mise en concurrence ou décision collégiale côté client.

En combien de temps faut-il envoyer sa proposition commerciale après le premier rendez-vous ? +

Idéalement sous 24 à 48 heures. C'est le moment où le prospect a ton échange en tête et où l'enthousiasme est au plus haut. Au-delà de 5 jours, tu perds en impact et tu donnes l'impression de ne pas être réactif. Si tu as besoin de plus de temps pour un projet complexe, préviens le prospect et donne-lui une date précise.

Quel outil utiliser pour créer une proposition commerciale freelance ? +

Pour la majorité des freelances (moins de 5 propales par mois), un template Google Docs ou Notion suffit. Exporte en PDF avant l'envoi. Si tu envoies plus de 5 propales par mois ou que tu veux le suivi de lecture et la signature électronique intégrée, des outils comme PandaDoc, Qwilr ou Proposify sont des options plus avancées.

La proposition commerciale a-t-elle une valeur juridique ? +

En droit français, la proposition commerciale n'a pas de valeur contractuelle en elle-même, contrairement au devis signé. Elle constitue une offre commerciale : elle engage moralement mais pas juridiquement tant qu'elle n'est pas acceptée formellement. Une fois acceptée par le client (par signature ou par accord écrit), elle peut valoir engagement selon les conditions qu'elle contient. Pour sécuriser la relation, fais toujours suivre ta propale d'un devis formel ou d'un contrat de mission signé par les deux parties.

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